I, chap. 1 - Examens et premier mariage  -  Copiste, folio 17
 
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  l´injustice des examinateurs ) et le raffermit un peu,
 se chargeant d´arranger les choses.
                              Cinq ans plus tard seulement
Mr Bovary connut la verité. Elle était vieille; il
l´accepta, ne pouvant d´ailleurs supposer qu ´un
homme issu de lui , fût un sot.
                              Charles se remit donc au travail 
et prépara sans discontinuté les matières
de son examen, dont il apprit d´avance, toutes les
questions par coeur. Il fut reçu avec une assez
bonne note.
                               On était donc recompensés des
sacrifices qu´on avait faits ! Il était reçu ! Il avait
un titre, un diplôme. Il allait avoir des malades

de la considération, on l´appellerait peut-être dans
                                      Quel
des châteaux. Ce fut un
   beau jour pour sa mère!
                                   On donna un grand dîner .
                               Où irait-il excercer son art ? À
Tostes. Il n´y avait là qu´un vieux médecin.
Depuis longtemps Me  Bovary quetait/ guettait sa mort 
et le bon homme n´avait pas encore plié
bagage, que Charles déjà était installé en face,
comme son successeur. ¶ Mais ce n´était pas  tout que
d´avoir élevé son fils, de lui avoir fait apprendre la
médecine et découvert Tostes pour l´excercer, il lui
fallait une femme.
                          Elle lui en trouva une : la veuve
d´un huissier de Dieppe, qui avait quarante-cinq
ans et douze-cents livres de rente. ¶ Quoiqu´elle fût
laide, sèche comme un coterêt et bourgeonnée
 
[Transcription de María Marta Escalante]